L'empathie est une capacité qui fait que vous ressentez les émotions d'autrui, comme si elles étaient les vôtres. Souvent, lorsque je me promène sur le net, je peux constater que l'empathie est très confondue avec la compassion. Ce sont pourtant deux capacités bien distinctes.

  • La compassion ne vous permet pas de ressentir les émotions des autres. La compassion vous permet d'avoir une idée de ce que ressent la personne en face de vous, parce que vous êtes humains et sensible, vous vous imaginez à sa place, et là, vous ressentez ce qu'on appelle la compassion, c'est à dire que vous serez sensible à ce que ressent la personne, vous éprouverez de la sympathie face aux choses vécues par cette dernière, mais cette émotion vous sera propre, elle ne sera pas la sienne. Vous ressentez les choses seul, en parallèle de l'autre.
  • L'empathie, elle, vous permet de réellement ressentir les émotions des autres, comme si elles vous étaient propres. La personne en face de vous est soit heureuse, soit triste, et si vous êtes empathe, ses émotions ressenties vont vous envahir, exactement comme si c'était vous qui étiez heureux ou triste, comme si vous vivez la situation qu'il vit, à sa place.

Vous voyez, l'empathie et la compassion, avec laquelle elle est souvent confondue, sont très différentes, en réalité.

Je suis moi même empathe. En tant qu'empathe, je dois dire que ressentir les émotions des autres peut être une bénédiction, car rien est plus agréable que de ressentir le bonheur, qu'il soit le vôtre ou non. Cependant, c'est aussi parfois un calvaire, car ressentir la douleur, devient, en revanche, particulièrement nauséabond. Imaginez vous, être empathe, et en plein milieu d'une foule. Tout vous vient en plein visage comme si vous preniez des coups, c'est particulièrement violent et éprouvant. C'est épuisant psychologiquement, émotionnellement et nerveusement.

L'empathie, même si c'est une capacité formidable, est une capacité violente, agressive. C'est pour cette raison qu'il faut impérativement travailler à créer des barrières, et très rapidement, car c'est un travail long qui ne commence à porter ses fruits qu'au bout de quelques années. De plus, l'ampathie est comme toute les capacités, elle évolue, comprendre par là qu'elle peut augmenter au fil du temps. Il ne faut donc pas perdre de temps pour apprendre à vous protéger. Je vais vous expliquer ce que moi, je fais comme travail. Bien sûr, il existe d'autres méthodes que la mienne, et ce n'est pas parce que je ne les utilise pas qu'elles sont mauvaises. J'ai simplement fait les choses en fonction de mon être, et je ne le répéterai jamais assez, s'écouter soi, reste une priorité en ésotérisme.

Au début, lorsque ça a commencé à se développer chez moi, je n'ai pas compris ce qu'il m'arrivait. Toutes ces émotions ressenties, que je ne comprenaient pas. Envie de pleurer violentes (et je pleurais, d'ailleurs), moment de joies intenses. Je me suis mise à y réfléchir, parce que j'ai trouvé étrange de passer parfois du coq à l'âne, sans aucunes raisons apparentes. Ces changements émotionnels peuvent être provoqués par plusieurs choses, l'empathie n'est pas la seule cause réelle existante au bouleversement émotionnel, d'où l'importance d'analyser le fonctionnement des choses, de bien observer, afin de pouvoir déterminer ce qui arrive, et donc, travailler dans le bon sens. Au fur et à mesure que j'ai avancé dans ma réflexion, je me suis aperçue d'une chose : Ces sentiments ressentis parfois, n'avaient aucun rapport avec MON vécu. Ils n'avaient pas lieu d'être. J'ai également constaté que je ressentais des choses fortes, qui n'avaient donc aucun rapport avec moi, lorsque j'étais dans la rue, dans les magasins, ou même en compagnie de gens proches, j'en avais également en regardant les photos de d'autres. Je me souviens d'une fois, où ça a été particulièrement violent, au point que ça m'a marquée, et ce sera un très bon exemple pour vous. J'ai regardé la photo d'une jeune fille, et j'ai eu envie de pleurer violemment, en ayant une boule douloureuse au ventre, les larmes me sont montées aux yeux sans que je n'y puisse rien. Ces émotions venaient de la jeune fille, puisque moi je passais un bon moment au téléphone avec ma meilleure amie. J'ai du cesser de regarder la photo, tant ça m'a été insupportable. Vous voyez ? Un exemple qui montre bien que ce que j'ai ressenti n'avait pas lieu d'être, n'ayant aucun rapport avec ce que je vivais sur le moment. Il m'a paru évident, après avoir compris tout ça, que je devait faire barrage. Les émotions des autres, doivent rester leurs émotions, elle ne sont pas les vôtres.

Il y a des gens qui utilisent des pierres pour s'aider dans ce travail d'auto protection, ou divers autres moyens. Les miens sont assez simples et partent d'une seule source : La volonté. J'écrirai d'ailleurs, prochainement, un article sur la volonté, car en effet, ça mérite un article.

  • Je ne sort plus dehors sans mon Ipod. Se concentrer sur la musique est un très bon moyen de se couper du monde extérieur, et donc, d'être moins envahi. Vous pouvez aussi vous armer de littérature dans un train par exemple, ça a aussi son bon effet.
  • Je garde à l'esprit, lorsque je ressens quelque chose, qui je le sais, ne m'appartient pas, que JUSTEMENT, ça ne m'appartient pas. Il faut donc le laisser glisser sur soi, et ne pas le laisser pénétrer. Que ce soit positif ou non. Bonnes ou mauvaises, les émotions des autres sont les leurs et doivent le rester, je dois garder mes émotions à moi.
  • Je créé moi même mes barrières, de façon psychologique. C'est difficile, mais j'aime ce travail. Pour expliquer, je refuse tout simplement que les émotions des autres m'envahissent. Je me visualise dans une bulle, que j'ai choisi de visualiser bleue très clair, un bleu iceberg, car dans la symbolique des couleurs en oniromancie, chez moi, cette couleur signifie l'absence de sentiment, je l'utilise donc dans ma visualisation pour créer ma coupure, en plus de l'aspect bulle. En m'entourant donc de cette bulle bleue iceberg, mais transparente (afin de voir tout de même le monde extérieur), je me protège des sentiments d'autrui, ils ne passent pas, restent dehors, tout en n'étant pas totalement fermée à l'humanité. Visualiser une bulle opaque ne me plaît pas, la barrière serait trop rude, m'enfermer au point de ne plus être humaine m'est détestable rien qu'à la pensée. La transparence de ma bulle me permet de rester ouverte à autrui, puisque je les voient.
  • Les travaux énergétiques réguliers sont bien évidemment à ne surtout pas négliger.

Et ça fonctionne de mieux en mieux. J'ai pu constater, récemment, à ma grande surprise parce que je ne m'en étais pas aperçue tout de suite, que je mettais beaucoup moins mon Ipod sur mes oreilles en sortant dehors. Je le fais encore, mais c'est moins systématique. Lorsque je sors, je sens ce que les autres dégagent, mais ça me pénètre moins. Plus d'envie de pleurer brutales. Il y a donc un mieux.

Toute personne qui travaille à gérer son empathie vous le dira. Même avec un bon et gros travail, ça reste très long d'arriver à la gérer, et c'est normal. Les émotions sont des choses très intenses, les gens les éprouvent différemment, et parfois avec une extrême violence. Tout comme vous, vous allez aussi le ressentir en fonction de vous, ce qui est aussi normal. Par exemple, si vous êtes fragile, ça sera beaucoup plus violent pour vous que si vous êtes un peu plus costaud, c'est logique, votre personnalité, fragilité, va jouer sur la façon dont vous allez être heurtés. Personnellement, je suis quelqu'un de fragile et de dure à la fois. Ce qui fait que j'ai été heurtée avec beaucoup de violence, mais que je travaille avec force, parce que ma personnalité fait que je refuse d'être envahie, et que donc, je travaille à prendre le dessus, et qu'au fil du temps, j'y arrive.

Il faut être fort. Prendre sur soi, pour ne pas être dominé. C'est pas facile du tout, mais c'est faisable, du moins je le crois. Pour certains, ça prendra moins de temps que pour d'autres. Je ne trouve absolument pas grave que ça prenne plus de temps pour certains. Comme je l'ai dis plus haut, nous sommes tous des êtres différents, cette différence est un droit, et faire avec n'est absolument pas un mal. Travaillez du mieux que vous le pouvez, avec ma méthode ou une autre. Prenez celle qui vous convient, et faites au mieux. Je vous l'assure. Ça paiera.