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La Maison aux Visages. Bélmez de la Moraleda, Espagne.

Aout 1971. Maria Gomez Pereira se rend dans sa cuisine pour préparer le petit déjeuner familial. Elle remarqua des tâches curieuses, qu'elle s'empressa d'essayer de nettoyer. La tâche n'est jamais partie. Pire. Elle a grossit, devenant de plus en plus importante au fil des jours. Agacée, Maria n'a pas pu s'empêcher de remarquer que la tâche grossissant, prenait la forme d'un visage qui la fixait du regard.  Elle accusa tout d'abord sa propre imagination, qu'elle pensa alors particulièrement débordante. Les rayons du soleil qui filtraient, pouvaient aussi être responsables de cette illusion d'optique, de cette farce.
Elle fit alors venir son mari, Juan, et son fils, Miguel, qui à sa grande surprise, constatèrent la présence du visage sur le sol. Maria avait beau tenter de nettoyer. Le visage restait, pour devenir de plus en plus mélancolique et triste. La famille, terrorisée, s'en alla chez le voisin.

 Durant les jours qui ont suivit la découverte de Maria, ainsi que de son mari et de son fils, d'autres membres de la famille sont venus constater la présence de ce triste visage qui refusait de quitter le sol. Troublé, Miguel prit une pioche, afin d'en finir. Il brisa le sol, et le pavement fut remplacé. La famille Pereira espérait être débarrassé de ce qui avait tant troublé leurs tranquillité.
Quelques jours plus tard, la peur saisit à nouveau Maria et le reste de sa famille, lorsqu'elle constatât que le visage était de nouveau réapparut.
Le phénomène curieux qui frappait la maison des Pereira devint le centre de toutes les conversations dans la ville. Tout le monde était curieux, et le visage fut baptisé "La Pava". Le conseil municipal fut avertit de cet étrange phénomène et proposa de faire une enquête. Un trou de 3 mètres de profondeur et d'1 mètre 30 de largeur fut creusé dans la maison. A la surprise générale, un tas d'osements humains anciens, et deux squelettes sans crânes furent retrouvés.

La maison dans laquelle vivaient les Pereira, avait été construite sur un terrain qui avait, autrefois, fait partie du cimetière de l'église catholique locale. Le cimetière était très vieux, et remontait à l'époque romaine, des personnes de toutes religions confondues avaient été enterrées là. Quelques jours seulement avant la découverte de La Pava, l'église avait été l'objet de grands travaux de restauration. L'exumation et le déplacements de plusieurs tombes eu lieu.

L'analyse des ossements retrouvés sous le sol de la maison révéla qu'ils appartenaient à deux adolescents qui avaient vécus au XIIIe siècle. Leurs ossements ont plus tard été transportés dans un autre cimetière catholique pour être à nouveau enterrés. Tout le monde espérait que cette découverte, ce nouvel enterrement, ferait que les esprits tourmentés seraient apaisés, cesseraient de se manifester, que La Pava ne reviendrait plus. Le sol fut réparé. Encore. Et la famille Pereira reprit le court normal de sa vie. Encore.

La Pava réapparut. Accompagnée, cette fois-ci, de d'autres visages. Des visages jeunes, d'autres âgés, et dont la palette d'émotion changeait, tantôt intense, tantôt pâle.

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(Cliché du sol de la maison des Pereira)

Rien n'a fait partir ces nouveaux visages. Ni le nettoyage de Maria, ni la pioche de Miguel.

Les autorités locales, qui s'étaient intéressées au cas de la famille Pereira, avaient fait venir des "experts", qui se sont avérés être peu compétant. La maison des Pereira attirait de plus en plus la foule, tant et si bien, que ça devenait encombrant pour la ville. Les autorités ont donc décidés, de faire appel à une aide extérieure, car leurs souhait était de démontrer que La Pava et les autres visages n'étaient qu'une énorme imposture.

En 1972, accompagné de d'autres experts, arrive à Bélmez, le Professeur German de Argumosa, un éminent parapsychologue. Leurs découvertes inspirât à l'un d'entre eux, le Professeur Hans Bender, l'affirmation suivante : "Il s'agit sans nul doute du phénomène paranormal le plus important du siècle". Stupéfiaient, ils constatèrent que les visages bougeaient et changeaient de place sur le sol, alors même qu'ils les regardaient. Les visages continuaient d'afficher cette formidable palette d'émotions, passant brusquement d'une expression à une autre. Certains visages disparaissaient même dans le sol, tandis que d'autres en immergeaient.

D'autres personnes furent témoins de ces phénomènes. De très hauts responsables ecclésiastiques, tout comme des personnages importants de la société. Sans parler bien entendu, de la famille, des amis, et de tout curieux qui étaient passés par là. Tous sont sortit de la maison bouleversés à jamais par cette expérience.

Le Professeur German de Argumosa, en présence de caméras et de centaines de témoins, divisa le sol de la cuisine en plusieurs sections, les photographiant toutes. Puis, en présence du notaire de la ville, la pièce, les fenêtres et la porte furent celées avec de la cire.
3 mois plus tard, lorsque la pièce fut réouverte, on constata que les visages avaient changés et bougés de position. L'expérience fut un succès, et il était désormais prouvé que ce phénomène n'était en aucun cas une imposture.
Toutes sortes de tests furent effectués par la suite. Rayons X, tests acoustiques, analyses aux infrarouge et ultraviolets, tests pour détecter une éventuelle radioactivité, et présence de composants organiques ou chimiques. Rien. Pas la moindre traces de quoi que ce soit.

Une théorie, avancée par certaines personnes, expliquerait qu'en réalité, ces images étaient déclenchées par l'énergie psychokinétique de Maria Pereira, à cause du fait que les visages semblaient réfléchir ses propres émotions. Maria prenant de l'âge, les visages perdirent de leurs vivacité.

Maria Gomez Pereira est décédée le 3 février 2004, à l'âge de 84 ans. Les visages quant à eux, continuent de s'épanouir sur le vieux sol de sa cuisine....