Rose Hall - Blog ésotérique Samhain Sabbath

Rose Hall 2- Blog ésotérique Samhain Sabbath

Rose Hall. Montego Bay, Jamaïque.

Au XIX ème siècle, deux marchandises dominaient l'économie de la Jamaïque. Le sucre, et les esclaves. Rose Hall, la demeure la plus imposante de l'île de la Jamaïque datant de cette époque, le démontre assez bien. Elle fut construite à la fin du XVIII ème siècle, pour la somme de 55 000 dollars. 2000 esclaves travaillaient sur les 2700 hectares de plantations.

Annie Mae Patterson, une jeune parisienne, était une très belle femme. A cette époque, le seul moyen dont disposait une femme pour devenir riche, était de se marier. Lorsque Annie épousa le planteur fortuné John Palmer, en 1820, elle hérita donc du rôle de maîtresse de plantation. Annie se trouvait dans une position qui la mettait fortement en danger. L'esclavagisme et la piraterie qui régnait l'ont obligée à s'endurcir rapidement.

Avec tout ce travail sur elle même pour s'endurcir, elle finit par acquérir une réputation de maîtresse redoutable. Avec une petite passion secrète. Élevée par une gouvernante haïtienne, cette dernière ne s'était pas contentée de lui inculquer comment bien se conduire. Le vaudou, fit partit de son éducation. Le cachot sous la maison abritait toutes ses pratiques. Elle avait pour habitude de moudre des os de nouveau-nés morts, en une fine poudre, afin de s'en servir durant ses rituels.

Annie Palmer, au caractère bien trempé, voir cruel, avait aussi un appétit sexuel vorace. Le mariage, bien que dernier fut une solution pour accéder à un niveau de vie plus que confortable, n'était pas son idéal de vie. Vite lassée de son mari, elle l'empoisonna et prit de nombreux amants. Elle se maria encore deux fois par la suite. Tout deux sont morts, comme le premier. Elle poignarda son second mari et versa de l'huile bouillante dans ses oreilles. Pour son troisième époux, elle préféra la mort par strangulation. Pour chacun d'eux, elle s'était glissée dans leurs chambres, pendant leurs sommeil. Sa taille l'avait obligée à agir ainsi, pendant qu'ils dormaient. En effet, une femme mesurant 1 mètre 50, n'aurait pas eu le dessus sur ces trois hommes.
La fièvre jaune, sera la cause officielle de leurs morts. A chaque décès, Annie hérita d'une richesse à chaque fois plus grande. Annie était une femme si sûre d'elle, qu'elle ne se cachait que de peu de chose. Elle se vantait donc volontiers de vouloir se remarier, et clamait "Si je vis assez longtemps, j'en épouserai 5 !".

Le surveillant des esclaves, pratiquait, lui aussi, le vaudou. Annie l'ignorait. Lorsque celui-ci découvrit qu'Annie projetait de faire du prétendant de sa fille un amant de plus sur sa longue liste, il fut prit d'une colère particulièrement violente. Avant de faire irruption dans la chambre d'Annie, il prit d'abord soin de faire un rituel, afin de protéger le prétendant de son enfant.

Personne ne saura jamais ce qu'il s'est passé, dans cette chambre. Personne ne sait quels rituels vaudou ont été fait. Mais l'affrontement les tua tout les deux.
Annie fut enterrée dans la propriété, sans la moindre pierre tombale. Conformément à la tradition vaudou, une croix fut placée sur 3 côtés pour contenir ses pouvoir dans sa tombe. Le quatrième côté fut laissé sans protection, afin de laisser son esprit vagabonder.

Après la mort d'Annie Palmer, la maison eu trois autres propriétaires, puis tomba à l'abandon, pendant une centaine d'années.
L'histoire de la sorcière blanche de Rose Hall, avait créé une telle peur dans l'esprit des insulaires, que jamais personne n'a osé vandaliser ou piller la maison, bien qu'elle était à l'abandon et donc, sans la moindre surveillance.
Les gens de l'île racontent qu'ils ont vu des enfants s'enfuir de la maison en courant et en hurlant, saisit de terreur, pour avoir vu des tâches de sang et des duppies (fantômes).

Dans les années 60, des américains, particulièrement riches, ont achetés la maison et on entreprit des travaux de rénovation. Les incidents étranges et l'activité des esprits était telle, qu'il fallut faire appel à des ouvriers externes, car aucun habitant de l'île n'acceptait d'y travailler. La disparition des outils et leurs réapparition dans des endroits inaccessibles étaient monnaie courante. Des hommes entendaient des voix appeler leurs noms, mais ne voyaient jamais personnes d'autres qu'eux même sur les lieux. Certains perçurent les sons d'une musique ancienne.
Le plus inquiétant eu lieu dans 3 chambres de l'étage. Il fallu poncer le parquet à plusieurs reprises, car à chaque fois que les ouvriers laissaient un parquet impeccablement poncé le soir, ils constataient, le lendemain, qu'une ancienne tâche de sang était réapparue.

Aujourd'hui encore, les visiteurs de la maisons sont témoins de choses étranges. Très souvent évoqués, le bruit de pas rapides dans les couloirs totalement vides, et le longs des escaliers, vides, eux aussi. Les anomalies électriques et répétitives. Sur place, une exposition montre des clichés pris par de nombreux visiteurs, sur lesquels apparaissent des têtes spectrales, ou de sinistres formes se matérialisant près du lit d'Annie Palmer. Les souterrains renvoient des échos inquiétants.
Beaucoup de visiteurs évoquent une odeur de sang, des sensations de peur, certains entendent des pleurs d'enfants, des petits chuchotement à peine audibles. La plupart des gens ne s'attardent pas. L'atmosphère du lieu, les frissons glacés qui les parcourent, les font fuir.

Il n'y a pas vraiment d'objets ayant appartenus à Annie qui ont pu être sauvés. Il n'y a jamais eu de pillage, mais le temps, la saleté, l'air, ont eu raison de ce qui était en ce lieu. Le seul objet, qui fait d'ailleurs figure d'exception, est le miroir original, qui est accroché dans l'une des pièces du rez-de-chaussée. Beaucoup de gens ont prit ce miroir en photo, dans lequel se reflètent des visages spectraux. Des gens disent avoir vu le fantôme d'un esclave passant derrière eux, dans le reflet du miroir.

De nos jours, les guides qui s'occuppent de faire visiter Rose Hall, ont une pratique bien particulière. Il ponctuent leur présentation d'une série de battements de mains et de gestes, destinés à éloigner l'esprit d'Annie Palmer. Sa présence redoutable qui pèse encore si lourd, continue de faire régner en ce lieu, une peur palpable....