On me contacte souvent en privé, pour me demander comment faire une séance de spiritisme.

Le spiritisme est une pratique qui consiste à communiquer avec les êtres étant dans l'astral. On dira le plus souvent qu'il consiste à communiquer avec les personnes décédées, ce qui est tout à fait vrai. Mais pas seulement. Il est possible à n'importe quelle entité de communiquer par ce biais, car si c'est possible à une personne décédée, ça l'est davantage pour un être plus puissant, d'origine purement énergétique.

Il y a différentes méthodes de communications possibles.

  • Une séance avec ce qu'on nomme une planche Oui-Ja (écrit)
  • La table tournante (écrit ici)
  • L'écriture automatique (écrit ici)
  • L'incorporation

Je parle là des plus connues, des plus utilisées. Car en effet, certains communiquent aussi par le biais de l'art, en dessinant ou en peignant, par exemple.
Je vais me concentrer aujourd'hui, sur la séance avec la planche Oui-Ja. Et j'écrirais d'autres articles, afin de parler des autres techniques spirites mentionnées plus haut. Procéder de cette façon me permet de mieux détailler et expliquer les choses, dans la clarté. Un article avec toutes les techniques seraient un peu trop "fouillis" à mon goût.

Qu'est-ce qu'une planche Oui-Ja ?

La photo ci dessous (qui n'est pas à moi, mais prise sur le net), le démontre assez bien. C'est donc une planche, sur laquelle se trouve l'alphabet au complet, une série de chiffres allant de 1 à 0, un "oui" et un "non", car toutes les réponses ne nécessitent pas forcément de phrases, mais parfois une simple réponse concise. Vous verrez également "au revoir", parce que la politesse est de mise, comme lorsqu'on parle à des gens qui sont encore en vie.
Accompagnant la planche, vous avez ce qu'on nomme un pointeur. Il est travaillé soigneusement, de façon à bien pouvoir glisser sur la planche et de façon à, comme son nom l'indique, pointer, sur la lettre, le nombre, ou le "oui", comme le "non", de façon précise.

Elles sont parfois décorées, comme c'est le cas ici, tout comme elles sont parfois neutres. C'est à chacun de choisir sa planche selon ses goûts. Veillez néanmoins à choisir une planche à l'aspect respectueux. Une planche à l'effigie de Barbie serait très mal venue. Ces planches, à mon sens, incluent, de part leurs design et l'origine de ce dernier, une notion de jeu. Hors, le spiritisme n'en est pas un. 

 

Planche Oui-Ja - Blog ésotérique Samhain Sabbath

 

La séance avec le Oui-Ja.

Une séance avec un Oui-Ja consiste à dialoguer avec les entités à l'aide de la planche ci dessus.
Dans le principe, il suffit d'appeler la personne à qui on veut parler, de poser des questions et de lire les réponses. Principe assez simple, me direz-vous.
Sauf que ce n'est pas si simple. Car même si le principe de fonctionnement de cette planche l'est, ce n'est pas une raison pour se contenter de s'asseoir devant et de papoter, comme si vous étiez dans un bar avec des potes. Il ne faut pas oublier qu'on s'adresse, certes, à des gens qui n'ont plus ou pas d'enveloppe charnelle, mais que si on ne peut pas forcément les voir, ça n'empêche en rien qu'il sont incroyablement plus puissants que nous. Vous faire mal leurs est possible. Mais il est rare que ça arrive, contrairement à tout ces récits qui ont pour but d'avoir l'air spectaculaires et impressionnants. Ils sont, la plupart du temps, grossis et même, disons-le carrément, de gros tissus de mensonges.
Les séances avec les planches Oui-ja nécessitent (comme toutes les autres pratiques spirites) la présence réelle de l'être avec qui vous communiquez, en tout cas je le pense, pour les esprits. Pour les déités, leurs présence n'est pas utile, mais simplement une partie d'eux, si je peux m'exprimer ainsi (j'écrirais un article sur le sujet). Vous ne le voyez pas forcément, mais il est potentiellement là, donc prudence.
Il vous faut observer quelques règles simples, qui vous aiderons à vous protéger.

  1. Ne faites JAMAIS de séance sans la présence d'un médium compétant. Par compétant, j'entends un médium qui à l'habitude de faire des séances, qui côtoie réellement des entités dans sa vie, qui sait les comprendre et leur parler. Il est impératif qu'un médium compétant soit là, car en cas de problème, il saura gérer la situation.

  2. Votre attitude est importante. Préparez votre séance avec le médium qui va vous accompagner. Essayez d'être le plus calme possible. Préparez vos questions avec le médium, qui saura voir si elles sont formulées correctement, et ne risquent pas de poser problème, il les reformulera au besoin. Laissez au médium le contrôle de la séance, vous pouvez parler bien évidemment, communiquer, mais si il y a un soucis, si vous en provoquez un, laissez le médium régler les choses, et surtout, excusez-vous, avec sincérité, ça va de soi. Si le médium décide qu'il doit faire partir l'entité, n'allez pas contre sa décision. Si il prend une telle décision, c'est qu'il sent qu'il n'a pas d'autres choix.
    Quand je dis que l'attitude est importante, c'est valable pour toutes les personnes qui font la séance. Ainsi, n'acceptez jamais de faire de séance avec des petits rigolos qui n'ont pour envie que de s'amuser. Le spiritisme n'est pas un jeu et n'a rien de comique. Cette attitude est dangereuse. Soyez calme, respectueux, n'ayez pas peur. Si vous êtes angoissés, avez peur, remettez la séance à plus tard. Il est important de faire la séance dans de bonnes conditions, et ces sentiments sont un appel à ce que ça ne se passe pas bien. Préparez vous psychologiquement à faire une séance, étudiez, discutez avec des gens qui ont de l'expérience. Ils sauront vous rassurer : Non, le spiritisme avec une planche Oui-Ja n'est pas une pratique plus dangereuse qu'une autre, par définition. Les praticiens qui vous disent ça ne sont pas compétents. Si ils l'étaient, ils sauraient que c'est faux. Tout simplement. La seule chose qui peut rendre la séance dangereuse, c'est vous et votre attitude. Donc : Zen, et soyez accompagnés de gens compétents et très sérieux.

  3. Ayez toujours, à portée de main, de l'encens, comme le benjoin (j'utilise celui là personnellement). Je dis bien, à portée de main. Il ne faut surtout pas le mettre sur la table, c'est parfaitement irrespectueux. L'encens de benjoin est ici utilisé pour faire partir l'entité. Accueillir l'entité avec le benjoin sur la table, équivaut à inviter un ami à dîner chez vous, avec un flingue à la ceinture "je t'invite, mais si tu fais pas ce que je veux, je te chasse". C'est incorrect, et même particulièrement méchant. Ne faites pas à une entité ce que vous ne feriez pas à une personne de chair et de sang. Se protéger n'est pas agressif. Vous feriez de même en allant n'importe où, vous prendriez vos précautions, vous êtes prudents et faites attention. Il faut avoir la même optique ici, tout simplement, sans virer à la paranoïa.

  4. Ayez aussi du sel (gros ou fin, ça n'a pas d'importance, et qu'il vous faudra charger) dans votre cuisine ou dans votre coffre à matériel ésotérique (je parle de coffre parce que c'est ce que je possède personnellement), que vous pouvez charger et disposer dans votre maison ou appartement, au cas où il vous aura fallu le faire partir de force. Ce sel servira à l'empêcher de revenir chez vous. 

  5. Le mythe du verre cassé. Casser le verre utilisé, si vous en utilisez un, ne va jamais stopper les choses si elles dérapent, ni même mettre fin à une séance. Ça va juste considérablement faire baisser le nombre de verres dans vos placards. L'esprit se sert du verre comme vous, mais tout comme vous, sa présence n'y est en aucun cas rattachée. Il faut voir les choses en face : Une verre cassé, face à un esprit en colère, ou qui a décidé de se payer une bonne tranche de rire. Vous pourrez péter toute la vaisselle que vous voulez, ça ne changera rien, si ce n'est que ça risque de beaucoup l'amuser. Vous mettre dans cet état fait de vous une source formidable d'énergie pour lui, énergie dont il a besoin pour continuer de vous terroriser. Il n'existe qu'une seule méthode valable pour mettre fin à une séance : Dire au revoir. Et si l'esprit reste et vous embête, vous devez alors agir en conséquence, en le faisant partir et en protégeant votre maison. 

Vous allez, lors de ces séances, appeler des personnes bien précises. Cependant, le monde des esprits fonctionne comme le nôtre. Il y a des gens biens et des gens carrément moins biens. Ainsi, il sera très amusant pour des esprits malsains, ou juste bêtes et méchants, de prendre la place des gens appelés pour vous mener en bateau. C'est même immensément courant. Ne croyez surtout pas que parce que l'esprit répond à des questions très personnelles, il est le défunt appelé. Si vous connaissez les réponses, lui aussi, tout simplement, donc ça ne prouve rien. Ils lisent dans vos pensées, connaissent vos vies. Donc poser des questions très personnelles pour les identifier est une perte de temps. Est-ce que ça veut dire que vous devez faire vos séances en écoutant, mais sans vous accrocher à la certitude qu'il ou elle est bien la personne appelée ? Oui. Très clairement.
Seul vous même pouvez vraiment savoir. Car si, vous pouvez savoir. En écoutant, pas vos envies ou vos espoirs, non. En faisant abstraction de vos sentiments et désirs profonds, plongeant dans vos entrailles, écoutant cette petite voix désagréable, celle qui vous harcèle souvent et vous dit parfois des choses que vous ne voulez pas entendre, mais qui sonne pourtant si vraie.

Lorsque vous vous apercevez de ça, Que l'esprit n'est pas ce qu'il prétend être, restez poli, mais coupez court. N'acceptez pas de communiquer avec eux, leur seule volonté est de se moquer de vous, de vous faire de la peine en se servant de votre douleur. Laissez le médium clôturer la séance comme il se doit.
C'est notamment à ça que je pense aussi en parlant de votre attitude qui peut être dangereuse. Accepter de communiquer avec ce genre d'esprits, c'est votre droit. Mais si ça ne se passe pas bien, vous saurez pourquoi. Pour être un peu "méchante" : On récolte ce qu'on sème, toujours. Lorsqu'on parle avec des gens peu recommandables ici bas, ça peut nous retomber sur le coin du nez. C'est pareil en spiritisme. D'où le fait que je supporte assez mal qu'on accuse la pratique du spiritisme en elle même de tout les maux à grand coup de "le Oui-Ja c'est maaaaaal", alors qu'en réalité, il n'y a que des gens qui n'ont pas le comportement adéquat lors des séances. Rien d'autre.

Il est aussi possible que les personnes que vous appelez ne viennent pas, parce qu'ils ne le veulent pas. Il y a plusieurs raisons à ça.

Si vous appelez par ce biais une entité qui a pour source l'énergie à proprement parler, c'est à dire un veilleur par exemple, il peut tout simplement ne pas estimer que ce moyen de communication soit adapté. Généralement, il convient d'utiliser d'autres moyens de communication, plus appropriés pour les déités, comme l'évocation par exemple, et non pas l'invocation, qui est à proscrire, sous peine de prendre un coup de pied au derrière (les coups de pieds au derrière venant des déités font très très mal !). La prière est aussi un bon moyen d'entrer en contact afin de vous adresser à eux avec respect et douceur. Ils se présenteront à vous par la suite, quand ils auront choisi le moment idéal.

Généralement, ce sont nos défunts que nous appelons par le biais de techniques spirites comme la planche Oui-Ja. 

Certains ne viennent pas.

Une fois décédé, nous allons dans l'astral. Dans cet astral, nous ne sommes plus que des esprits, des énergies. Il existe en ce lieu une possibilité d'évolution spirituelle bien plus importante qu'ici. Dans l'astral, seule règne la spiritualité. L'accès à une connaissance bien plus grande. Le matériel n'est plus pour eux, avec le temps, ils doivent se détacher de ce qui est matériel, de ce qui est ici, pour avancer, parce que c'est le chemin à emprunter. Et beaucoup le font. C'est une raison, qui fait qu'ils ne viennent pas. Ils ne refusent pas la communication par manque d'amour pour leurs proches, ni par méchanceté. Ils ont simplement compris, que leurs places n'est plus ici, qu'ils vivent dans un autre plan, et qu'ils doivent continuer leur évolution, rester dans ce plan qui est désormais le leurs. C'est à comprendre et à respecter.

Il est très difficile pour nous, êtres de chair et de sang (comprendre par là, encore dans notre plan matériel, avec notre enveloppe charnelle), de voir une personne qu'on aime s'en aller. Ils savent que nous souffrons. Et il faut être honnête. Revenir pour parler, ne fait qu'aggraver les choses pour certain d'entre eux et certain d'entre nous. Sachant que leurs places n'est plus ici, ils préfèrent ne plus garder le contact au sens propre du terme, afin de faciliter au mieux le deuil que leurs proches ont à faire, aussi épouvantable qu'il soit. Maintenir un lien ne fait que raviver la douleur, l'entretenir. Et ils nous aiment suffisamment, pour ne pas vouloir ça pour nous, ce qui les poussent à prendre cette mesure radicale, qu'est de ne plus communiquer.

Il y a ceux qui viennent.

Ils viennent, parce qu'ils n'arrivent pas à se détacher de notre plan, de la matérialité, de nous. Leurs places n'est plus ici, mais ils souffrent. Ils souffrent à cause de ce qu'ils ont perdus eux aussi, ils souffrent parce qu'ils voient notre souffrance. Et il y a ceux qui viennent parce qu'ils ont quelque chose à dire, un message à faire passer.

Je ne suis absolument pas contre le fait d'effectuer des séances de spiritisme. La raison est simple : Vous appelez, et derrière, vous acceptez ce qu'il se passe. On vous répond, ou on ne vous répond pas. On ne vous répond pas, soit dans l'immédiat, soit pas du tout. L'esprit ne vient que si il le souhaite. Ils sont des humains, c'est à ne pas oublier. Ici, lorsque nous appelons quelqu'un, la personne répond ou non. C'est pareil pour eux. Vous avez donc raison de lui demander de venir si vous souhaiter parler, mais vous devez respecter sa volonté derrière.

Gardez en tête, et j'insiste, qu'une séance de spiritisme peut s'avérer dangereuse à cause d'un comportement inapproprié, à cause aussi du fait que n'importe quel esprit peut prendre la place de l'être à qui on veut parler. Spiritisme, oui. N'importe comment, avec n'importe qui, et pour n'importe quoi, NON.
Le spiritisme est à effectuer avec parcimonie. N'en n'abusez pas. Vous risquez de devenir un merveilleux terrain de jeux pour des caisses d'esprits pas forcément agréables. Sans compter que nous ici bas, n'aimons pas être dérangé sans raisons valables, ayant des choses importantes à faire. C'est pareil pour eux, leur évolution leur demandent un travail spirituel auquel ils doivent consacrer du temps, les déranger sans cesse est impoli et irrespectueux, il ne faut donc pas s'étonner de non réponses lorsqu'on appelle trop.

Il est aussi, de notre côté, important de faire un travail afin de changer notre vision de la mort. La mort n'a jamais été une fin totale. Elle est une transition. Elle est effectivement la fin d'un état de chose, mais pour transiter vers un autre état, ou le savoir et l'évolution sont une priorité. Nous passons du matériel, à l'immatériel. Il ne faut pas penser que nos êtres chers cessent d'exister, ce n'est pas ce qu'il se passe. Ils existent ailleurs, c'est tout. Il ne faut pas non plus penser qu'ils nous oublie, ne nous aime plus. Ils gardent un oeil, pensent à nous, mais vivent leurs vies, qui sont différentes des nôtres, tout comme nous pensons encore à eux, en espérant qu'ils sont bien. Nous restons dans nos esprits mutuels, et dans nos coeurs symboliques, en étant chacun dans notre plan. Ce travail afin de changer la conception de la mort peut aider à mieux faire le deuil.

Je pense que les discours "le spiritisme c'est mal" doivent cesser. Le spiritisme existe et les médiums avec, la communication est possible, je doute que ce soit pour faire joli. Je serais également reconnaissante envers certains médiums soit disant compétents, de cesser de terroriser les gens avec des récits grandiloquents, qui n'existent que dans leur imagination un peu trop fertile, soit par désir de vantardise, soit pour avoir gobé un discours quelque peu idiot lu sur n'importe quel site/blog ésotérique trolesque, qu'une expérience inexistante n'a bien entendu pas pu contrer.

* Il s'agit là de ma vision personnelle des choses. Je ne l'impose en rien, mais il me fallait la donner pour bien expliquer ma théorie.