Un petit article que j'ai en tête depuis peu. Suite à diverses lectures ésotériques, émanant de praticiens peu enclins à l'ouverture d'esprit et au respect de l'autre dont ils se vantent pourtant d'être capables. 
2 ou 3 articles de ce genre ont suffit à me faire déserter la toile ésotérique, pour un bon moment. Je ne lis désormais que tellement peu de praticiens que leur nombre est loin de dépasser les cinq doigts de ma main. J'ai besoin de lire des gens cohérents et en accord avec ce qu'ils disent être, pas des gens capables de se nier au point d'en être grotesques dès la lecture des premières lignes d'un de leurs articles. 

Je ne parle pas ici de commettre des erreurs. De se tromper, de ne pas avoir encore assez cherché, de manquer d'infos. Il serait idiot de parler de ça, alors que ça nous arrive à tous, étant en perpétuel apprentissage. On apprend toujours de quelqu'un d'autre, donc reprocher aux autres de ne pas savoir ou de manquer d'infos n'est qu'un non sens.
Ce qui en revanche est idiot, c'est d'affirmer et d'être trop sûr de soi, au point de ne douter de rien, de tout élever au rang de vérité au lieu de laisser les choses au stade véritable de croyances, ce qui permet d'être capable d'écouter quelqu'un qui va venir vous dire "je ne suis pas d'accord avec ce que tu dis, parce que [...]".
Chaque choses en sont temps, pour chacun de nous. Moi même j'avance d'une façon qui m'est propre, pour une bonne raison, et ce qu'on en pense, je n'en ai rien à faire. Ça ne m'intéresse même pas. Tant que la bonne volonté est là, la sincérité, la volonté réelle de bien faire et d'aider, la volonté d'apprendre vraiment, de donner le meilleur de soi, ça me va. Ça m'ira toujours.

Ça me fatigue, ces donneurs de leçons. Ces praticiens, dont je ne me permet pas de juger les capacités véritables en tant que praticiens, mais qui taxent les autres de guignols sous le foireux prétexte que les croyances des autres vont à l'encontre des leurs. Une telle attitude n'a rien de spirituelle. Elle ne permet aucune avancée, ni évolution, pour personne, puisque la barrière est construite dès le départ et impose donc un dialogue d'office impossible : Moi qui arrive, je suis une guignole. Bah ok Machin, restes dans tes belles idées et longue vie à toi. 

Lorsque je parle ici de croyances, je ne parle pas de charlatanisme évident, comme par exemple Raël et ses potes. Non, je parle de croyances qui ont leurs places dans les théories, croyances et que d'office on taxe d'être grotesques, sans même savoir ce qu'elles sont pour la personne qui en parle et comment ces croyances sont arrivées là, dans sa tête, et en affirmant, et on se demande bien au nom de quoi, qu'elles y sont forcément arrivées de telle ou telle manière. Je trouve formidable d'être capable de se poser en tel maître de pensées, de vérités qui au final, n'appartiennent qu'à celui qui les balance.

Dans ma pratique, je suis davantage et surtout, tournée vers la spiritualité, à proprement parler. Ça se voit d'ailleurs je pense, dans mes écrits. Là où beaucoup de praticiens vont parler pratiques magiques, rituelique, moi je suis davantage tournée sur ce qui touche l'esprit (j'espère être claire). Je suis une torturée du crâne, surtout, s'en est même maladif et fait que mes nuits sont courtes, même parfois inexistantes. Tout simplement parce que c'est ce qui m'intéresse et me fascine davantage, et ce, dans tout les aspects de ma vie. Ça ne veut pas dire que je ne pratique pas, je pratique. Mais ça ne sera pas les mêmes choses, et je n'ai, de surcroit, pas envie d'en parler. Je n'aborde pas non plus forcément les pratiques, lorsque je le fais, au sens très traditionnel, comme je peux parfois lire. Ça peut choquer, mais je n'écoute que moi. Par prétention, non. Parce que c'est ce qui m'a toujours réussi, tout simplement. Je ne suis fermée à rien, mais c'est toujours moi que j'écouterai à la fin. Et bien entendu, comme tout humain, parfois je me trompe, c'est inévitable. Ça fait partie du marché. Tu n'écoutes que toi, mais tu prends le risque de tomber, c'est une chose à garder à l'esprit. Mais je l'accepte, me relève et en tire l'apprentissage que je dois en tirer pour avancer. Point.

En quoi je crois..... En plein de choses. Au karma, au fait que tout a une conséquence, que tout est lié, que tout à un sens. Les gens parlent de "loi de retour". J'aime pas ces mots "loi de retour". C'est humain ça, "loi de retour". Je préfère lui donner une connotation plus universelle, et surtout pas humaine (et c'est dur, quand on en est une !), plus vaste et profonde, qui nécessite encore et surtout, beaucoup plus de réflexion que les discours traditionnels sur le sujet. Pour moi qui me torture avec, elle est loin d'être si simple et si... Courte, fermée. Quand je lis là dessus, sur le karma et le reste, je trouve qu'on limite tout ça à quelque chose d'assez benêt, voire terriblement stupide en fait. J'ouvre toujours des grands yeux. Ces choses là, pour moi, ça va immensément loin, vraiment immensément loin.  
On lit beaucoup de choses sur tout ça. Et je suis souvent attristée de ce que je peux lire. C'est si condamnatoire. Cependant, je peux tout de même comprendre un discours condamnatoire, car tellement l'élèvent au rang de vérité que même moi qui y croit, ça me gonfle. Ça devient au final, quelque chose de très facile, balancé à toutes les sauces et surtout n'importe comment. Moi qui passe des plombes à y penser, encore aujourd'hui, ça me déconcerte assez de voir à quel point c'est au final si peu réfléchi par beaucoup de ceux qui en parlent, en tant que croyants. Pour moi, le karma (et le reste), je le laisse au rang de croyance, je ne le met pas au rang de vérité. On avance pas l'esprit enfermé dans une prison de vérités qu'on a pas.

Comment je suis arrivée à y croire. En me détachant de tout, même de mes croyances judéo chrétiennes. Je me suis collée toute nue et j'ai ouvert les yeux. Et c'est au sens plus large qu'on le pense, même la criminologie fait partie des origines de ça chez moi. Je me suis fait mal, plein de fois. J'ai découvert plein de croyances diverses, fais des liens, vu que ça pouvait coller, ou pas. Et je continue comme ça, tout le temps, pour tout. Je sais que j'ai pas fini. J'aurais jamais fini, ça ne sera toujours que des croyances, je pense. Sauf peut être si ce en quoi je crois est juste et qu'un jour, j'ai fini mon chemin. Qui sait.
Vous voyez, c'est ça dont je suis follement amoureuse : Je crois, et seulement ça, et je le sais. J'apprendrai toujours. Je serai perpétuellement dans cet état, celui d'une gamine qui ouvre ses cadeaux à Noël, chaque fois qu'elle découvre ou apprend un micro truc. A mes yeux, c'est LE truc qui déchire tout. C'est passionnant, grisant. Je veux pas que ça s'arrête.  

Et je me sens assez seule. Je parcours la toile, en espérant trouver des échanges tel que :

- Roger : Je pense que ceci ou cela
- Marcel : C'est intéressant, perso je pense ça, tu crois que ça a un lien ? 
- Roger : Je sais pas, sinon, ça peut être ça ?

Et au lieu de ça je lis :

- Roger : Vous croyez en ça, mais LOOL
- Marcel : Mais on a le droit de croire
- Roger : Non mais ta gueule, MOI je pratique et c'est de la merde ton histoire
- Robert : Tu m'étonnes, mais quel con MDR.

Voilà. Et moi... Je me sens insultée, dégueulassée. Parce que je travaille dur et c'est réduit à rien par un crétin qui ne sait rien de moi, mais qui se donne le droit de parler de ma vie quand même, tout ça parce qu'il n'est pas foutu d'apprendre et de comprendre que le respect de l'autre est une règle de vie communautaire fondamentale. J'ai pas envie de parler. Même pas d'essayer, je me sens juste triste. Je suis un peu plus déçue des humains à chaque fois que je lis ces mots. Et je lis, du coup, bien moins de praticiens. Je ne cherche même plus de blog éso, d'ailleurs. Je me contente de ceux que je lis actuellement, de livres, de ma pratique. Peut être que ça reviendra. Est-ce que ça m'enferme un peu ? Oui, incontestablement. Mais au moins, je vais bien, je ne suis pas confronté à cette énergie négative crasse, et ça, ça passe avant tout.
Je suis loin d'être toujours d'accord avec ceux que je lis, mais ça, c'est quelque chose de normal, que je ne considère pas comme étant grave, parce qu'ils ont au moins le mérite de ne pas traiter les autres de connards quand ils ouvrent la bouche. Le dialogue n'est donc pas rompu. 
Je me retrouve un peu fermée au débat public aujourd'hui, du coup.

Je crois surtout, qu'à travers cet article j'avais surtout besoin de dire à quel point l'ouverture d'esprit et le respect me sont précieux, et à quel point leurs disparitions, dans bien des domaines, m'affectent, au point d'être encore plus Ermite qu'avant.