Le sabbat de Mabon. Un sabbat cher à mon coeur. Il ne s'agit pas ici d'une nouvelle fiche, vous en trouverez déjà une ici

Il s'agit ici pour moi d'en parler de façon personnelle. 

L'équinoxe d'automne, cette saison chère à mon coeur où la nature se prépare au repos.... L'hiver sera bientôt là.

C'est un peu comme ça que je me sens, en réalité. C'est toujours pour moi une période où j'ai tendance à me retirer. Je réfléchis, et j'essaie de me reposer. Faire des balades dans la nature, seule. Sentir cette odeur différente et unique de la Terre humide, ce vent plus frai.
Le soleil aussi, sa lumière me semble différente. Il ne s'agit que de perception bien entendu, sa lumière mélangée aux couleurs de l'automne, à la fraîcheur des jours, la brume du matin, les couchers du jour plus tôt, donnent une autre dimension à sa lumière. 
Lors de ces balades que je fais généralement toujours en forêt, je suis surtout à l'écoute de la nature. Écouter le vent, sentir l'air sur mon visage, sentir les odeurs, ressentir les énergies. 

J'aime aller voir les couchers de soleil. Ça implique de faire attention aux heures de couchers, car plus les jours passent et plus ceux-ci déclinent. Leurs lumières, cette manifestation du repos, la préparation au sommeil. 

C'est le début des soirées chocolats chauds. Ceux avec les Marshmallows dedans.

Sabbat de Mabon - Blog ésotérique Samhain Sabbath

La récolte des châtaignes et des marrons, des feuilles aux différentes teintes qui sont si chaleureuses. J'ai toujours aimé les ramasser, les regarder. Ces feuilles, aiguilles, donc les couleurs se fondent entre elles, le rappel d'une puissance naturelle qui nous dépasse, au final. Voir ces feuilles, me dire que ces Dieux auxquels je crois existent. 

Se sentir si petit. Admirer la nature dans son détail, observer son fonctionnement et se sentir évoluer avec elle. Sentir qu'on se met au repos, nous aussi, en même temps. 
J'éprouve une reconnaissance. Je ne sais juste pas à qui je dois cette existence, celle de ma race en tant qu'animal parmi les autres.
Je pense que notre grandeur n'est qu'une illusion. L'automne le démontre et si vous souhaitez me dire "les autres saisons aussi Angellyca", je ne peux que vous donner raison pour partager cet avis. 
Lorsque vous plongez dans l'immensité d'une forêt, vous ne pouvez qu'admettre que vous n'êtes que peu de choses. Avec une valeur certes, la nature nous apprend à quel point tout ce qui est petit a de la valeur. Mais avoir de la valeur n'empêche pas d'être une toute petite chose. 

Ça n'est pas grave, d'être petit. C'est même apaisant. Pourquoi vouloir être plus grand ? Se contenter d'être a déjà sa part de difficulté. Aller dans une forêt et écouter plus grand et plus fort que moi est reposant et rassurant. Dans ces moments là, je suis juste une petite Païenne qui apprécie ce qui lui a été donné. La vie est déjà si dure. Les années sont dures. Je ne veux pas du poids du monde. Je ne suis pas assez forte pour ça. Le reconnaître n'est pas se déprécier, c'est avoir conscience de soi. 

Je commence toujours la célébration de Mabon le 21 septembre. Je me renseigne bien entendu sur les dates et je sais qu'elles varient, mais je procède ainsi. C'est une habitude. Pour tout vous dire, je ne pratique la célébration des sabbats que depuis quelques années. Et les divers calendriers et moi ne sommes pas spécialement amis. Pour la femme tête-dans-la-lune que je suis, Mabon c'était le 21 septembre. Je ne sais plus bien pourquoi. Ça a dû être cette date là le jour où j'ai cherché et j'en suis restée là. Je n'étais pas encore très attentive à ce genre de chose, parce que je ne les trouvaient pas graves. 
Bien que ça ne soit pas vrai de façon évidente et que je le sache parce que je lis beaucoup sur ces sujets, je ne me sens pas obligée de me torturer pour changer cette habitude. Une date est à connaître, à respecter, mais je doute que commencer sa célébration le 21 septembre entache de quelque façon que ce soit la profondeur de celle-ci. Bien entendu, ne pas fêter Mabon le 14 avril est de mise, nous sommes d'accord. 
Je me concentre plus sur ce que je sens que sur une date précise. Plus une habitude qui reste, que je ne trouve pas dramatique ou nuisible à ma pratique, ni même à l'univers. 
J'ai cru apercevoir dans ma TL Facebookienne des gens qui comme moi, commencent à souhaiter des "joyeux Mabon" le 21 septembre. Aimons nous entre petits fous qui fêtent Mabon même si c'est pas le bon jour. 

Je crois que fêter les sabbats ne me change pas entièrement. Je reste la tête dans la lune, une praticienne à l'arrache qui n'écoute que moi. C'est une légèreté qui m'est propre et que je ne suis jamais parvenue à modifier. J'ai fini par l'accepter, vivre avec et même l'apprécier. C'est ce qui fait que je suis capable de m'abandonner, je crois. Lors de ces sabbats, lors de Mabon, de mes balades dans la nature. Il n'y a pas de superficialité. Il faut savoir se laisser aller à être petit avec ses travers dans la mesure où ils ne sont pas nuisibles, tout en étant à l'écoute du reste.

Ça n'empêche donc pas la remise en question. Mabon est pour moi le moment de faire un retour sur moi, même si je fais ça très régulièrement, étant quelqu'un qui n'attend pas les dates ou les périodes pour faire ce qui doit être fait. 
En ce moment, je réfléchis à mon année, à ce que j'ai fait, aurais dû faire, n'aurais pas dû faire, ce que j'ai récolté ou non. L'année a été très éprouvante pour moi, en toute sincérité. Je suis assez fragilisée. J'ai besoin d'un repos émotionnel certain. Mabon m'apporte ce repos, ses énergies m'appaisent. J'épprouve une sensation de douceur, de cocooning. je rêve de mes plaids tous chaud, de mes soirées d'hiver passées avec ma fille, de nos chocolats chauds aux boissons végétales, je suis attentive à la venue du changement des couleurs de la nature et vais à ce rythme, j'attends ses tons chauds et reposants. 

J'aime pratiquer la divination en cette période. Je fais des bilans, des points avec différents outils, et au fur et à mesure des sabbats, je regarde mes résultats précédents afin de voir mes progrès, mes fautes aussi, mes éventuelles stagnations. J'effectue différentes méditations et travaux avec plusieurs entités qui me sont chères. Ces dernières sont en revanche parfois un peu pénibles car ils n'ont pas pour habitude de me dire ce que je veux entendre, et c'est tant mieux, parce que ce n'est pas que que j'attends d'eux. 

Demain, je pars en forêt, y rester longuement, et y vivre le coucher de soleil. Je vais aller m'asseoir dans mon petit coin habituel, qui change tellement au fil des saisons, et qui reste si beau. Les robes de Mère Nature sont inégalables en terme de beauté et de sensations. Je vais m'arrêter. Il n'y aura que le calme de la forêt et son chant naturel. C'est le moment de respirer à plein poumons, de se remplir de ses odeurs, de faire des câlins aux arbres (ce que vous pouvez faire en toute saisons et sabbats, d'ailleurs).
Ça peut faire rire. Je vous avoue que j'ai ri aussi à une époque (câlinouter des arbres, oui ok si tu veux...). Mais j'avais tort. Un jour, à l'abri des regards, je me suis dit "aller, pourquoi pas, au pire, ça sera sans effets".
Croyez-moi : Faites-le. Entourez un arbre de vos bras et laissez vous aller à sentir ses énergies. Il suffit juste de se laisser aller. Et parfois, les larmes coulent. L'apaisement. L'abandon. Un vrai sentiment de paix. La place de la forêt est devenue plus grande encore dans mon coeur ce jour là, pour cet apaisement éprouvé, que j'ai pris comme un cadeau précieux et pour lequel je continue d'être reconnaissante. 

Mabon pour moi, c'est le repos. La reconnaissance pour tout ce que j'ai reçu, le bilan pour avancer encore mieux.  

Je vous souhaite de tout coeur de trouver, vous aussi, un bon repos, un équilibre. 

chirol_wink