Le Karma est, pour ma part, quelque chose de finalement peu réfléchi de façon générale. Beaucoup se contentent d'une simple définition et d'adhérer ou non. 

Une définition relativement claire : Le mot "karma" vient d'une langue indienne, le sanskrit. Ce mot signifie tout simplement "action". On retrouve ce principe dans plusieurs religions, comme le bouddhisme et l'hindouisme. Ce principe repose sur la notion de réincarnation ou de renaissance, il consiste à récolter dans les vies suivantes ce que nous avons semé, dans les vies qui ont précédées. Il se modifie donc en fonction de chaque vie bien entendu, puisque chacune d'elles jouent un rôle. 
Il est important de noter que ceci ne concerne pas que les mauvaises actions, ce principe concerne aussi les bonnes. C'est à préciser, car lorsqu'on lit bon nombre de personnes, ce détail, quelque peu important tout de même, semblent leur échapper. 

~~~~~~

Je ne cherche pas à juger, je n'impose rien, cet article est un partage de pensées, de croyances. Vous y croyez, n'y croyez pas, peu m'importe. Chacun est libre de ses propres croyances et de parcourir le chemin qui lui plaît.
Je souhaite simplement ici parler de ma notion du Karma et de ce qui l'entoure. Je ne m'arrête pas à cette définition, ou plutôt à cette vision à mon sens un peu trop générale. Je trouve que s'y arrêter et dire "non je n'y crois pas", et même "oui j'y crois", ce n'est pas forcément réfléchir à la question, en tout cas, pas entièrement.
Cette réflexion finalement, elle dure. Vraiment. Je ne pense d'ailleurs pas, étant donné la question, qu'on puisse être totalement sûr de façon définitive de ce qu'est le Karma.
Même si je vais vous en exposer ma vision, ça n'empêche pas que dans mon esprit, cette vision n'est pas forcément définitive. Je continue d'y réfléchir. Il faut toujours continuer de réfléchir sur tout, d'ailleurs. Parce qu'encore une fois... Nous sommes bien peu de choses et après tout, le Karma est une croyance. Même si nous pouvons percevoir les effets de cette croyance, ou du moins que nous pensons les percevoir, reste que nous ne sommes jamais à l'abri d'une erreur. Les avis auxquels je suis confrontée, sont, à mon grand désespoir, trop tranchants, définitifs et affirmatifs. Laisser une porte ouverte me parait important. Et surtout, cesser de traiter ceux qui y croient de crétins me paraîtrait être une preuve de maturité et de spiritualité, ce que je ne perçois absolument pas dans le cas inverse. 

Beaucoup, lorsqu'on parle de Karma, y voient une notion punitive. Il est d'ailleurs immensément fréquent, lorsqu'on parle de Karma, que seuls les actes négatifs apparaissent dans la question. Les actes positifs sont bien moins mentionnés. A croire que pour beaucoup de gens, avoir le retour de ce qui est bien semble tout à fait naturel et ne mérite aucunement d'être notifié, mais lorsqu'il s'agit des moments où nous avons porté atteinte... Non, là, ce n'est pas juste, c'est pas bien, on ne voit pas pourquoi ça reviendrait. C'est je dirais... Facile. La facilité, ce fléau. 

Cependant, il n'y a personne, en tout cas il me semble, qui distribue châtiments et récompenses tout au long de la vie en fonction de la précédente. Je crois que l'origine du Karma n'est pas quelque chose que nous connaissions. Qui l'a créé ou quoi... Ça n'est pas à ma portée.
Quelqu'un ou quelque chose à fait des trucs, si ça se trouve. Voilà où j'en suis, et je vous l'accorde, c'est d'une puissance inouïe.

animpense
Je fais ce que je peux, hein.

Maintenant que nous avons longuement vu cette étape fascinante qu'est la création du Karma, je vais passer à l'étape de mes croyances. C'est mieux, sinon, ma foi, je n'aurais rien à vous raconter.

Je crois en la réincarnation. J'y crois parce que je trouve un peu absurde de venir et de repartir, comme ça, sans que ça n'est un sens. Je vois les choses comme étant un tout, ou tout a un sens. Je ne conçois pas que quelque chose n'en ait pas, ça me paraîtrait stupide. Je suis une obsédée du sens, j'ai besoin de le chercher et de le trouver. Nous avons une âme. Et je pense que les choses s'y inscrivent. Notre âme serait un peu, pour imager si vous voulez, comme un immense tableau où s'inscrit chaque faits et gestes de nos parcours matériel et spirituel. Un tableau qui ne s'éfface pas et nous suit, mais qui se modifie au fil de notre avancée. Pour apporter une précision, je ne crois pas en la possibilité qu'un humain puisse effacer une quelconque dette Karmique. Ce concept me parait atrocement prétentieux. 

Lors de nos vies matérielles, nous faisons quantité de choses. Nous essayons quantité de choses. Il y a du positif et du négatif. Et comme je l'ai expliqué dans cet article où je parle d'évolution, nous avons tout simplement tous un chemin à faire. Une fois que la mort est survenue, mort qui pour moi n'est pas une fin mais une transition vers une autre étape ou phase de la vie, nous avons une vie totalement spirituelle dans laquelle il nous est possible de comprendre. Car pour que tout ceci fonctionne, il doit y avoir un moment où la prise de conscience est possible. 
C'est à ce moment là, selon moi, que nous pouvons lire ce grand tableau qu'est le notre et faire les compréhensions, selon notre maturité spirituelle. Ceci explique les différents comportements d'esprits, à mon sens. Ceux qui ne pensent qu'à porter atteinte le plus gratuitement du monde, il m'apparait comme évident qu'ils n'ont pas fait grand cas de leurs tableaux. Les vies suivantes se chargeront donc de leur enseigner que son contenu à de l'importance, et qu'ils vont devoir changer de comportement, sous peine de rester au ras des pâquerettes. 
Lorsque vous avez pris connaissance de vos actes et de leurs conséquences, votre compréhension s'inscrit dans votre âme, tout comme les choses se sont inscrites de votre vivant en tant qu'être humain de chair. Ces compréhensions joueront donc un rôle dans votre "nouveau vous", donc dans votre nouvelle vie. 

Lors de divers travaux ésotériques, avec mon Veilleur ou seule, j'ai eu besoin d'aller chercher quelques réponses. Je sentais, vraiment, que j'avais fait du mal. C'est un ressenti profond, un peu comme une marque au fer rouge et j'ai eu besoin de savoir. Ces travaux ont confirmés ce que je sentais : On ne peut pas dire que la douceur et la générosité ont toujours fait partis de moi. J'ai même été un sacré bourreau. J'ai vu quelques unes des différentes sentences que j'ai eu à affronter, sans que ça ne m'atteigne le moins du monde. Il y a eu du boulot sur ma petite personne, en somme. Ne vous imaginez pas que je me pose ici en true dark de la mort qui tue, avec une fierté d'un passé de bourreau pratiquant pas mal de rituels relativement cradingues. Il faudrait être le dernier des crétins pour être fier d'un tel parcours, pour y trouver une quelconque glorification, et même pour m'attribuer cette intention en me lisant, alors qu'on ne me connaît en réalité aucunement. Je ne suis fière de rien. 
Même si je suis bien loin d'avoir terminé, j'ai déjà quelques vies derrière moi, comme beaucoup d'entre nous, finalement.
Dans cette vie, j'ai eu à camper pas mal dans le rôle de la victime. Je sais ce que certain se disent : Elle pense avoir été punie. En réalité, non. Pas le moins du monde. Je ne suis pas punie avec cette notion négative souvent dégagée dans les divers discours. Je suis enseignée. Je préfère ce terme, qui me semble plus exact, sans notions potentiellement erronées.

Je pense fermement que pour avancer, pour évoluer, il faut comprendre les choses. Et pour les comprendre, il faut être dans une position qui permet cette compréhension. Cependant, le caractère punitif au sens négatif et méchant que voient beaucoup de gens dans la notion de karma me dérange. 
Je ne vois pas ça comme une punition, mais comme une opportunité qui m'est offerte de comprendre et d'avancer. C'est un peu comme lorsque vous cherchez à montrer la Lune à quelqu'un, qu'il la voit mal et que vous le prenez par les épaules pour le changer de place afin qu'il la voit. C'est pour moi ce qui est fait. Changer de position, de rôle, afin de voir et de comprendre. Il ne s'agit pas d'un "tiens, souffres maintenant, tu le mérites", mais d'un "regardes, tu comprends ce que ça fait ? Tu as la possibilité de réfléchir et de changer maintenant". On m'a prise par les épaules et on m'a changée de place, pour que je comprenne. C'est une image, comme dit plus haut, je ne pense pas que quelqu'un intervienne. Je pense que les choses sont faites ainsi, dans un but d'évolution, par potentiellement un ou des êtres dont je ne sais rien. 
Comme je l'explique souvent dans mes consultations, Une réponse peut-être donnée par qui vous voulez. Mais tant qu'elle ne vient pas de vous, de vos tripes, que vous ne la ressentez pas, la compréhension ne se fait pas et l'avancée non plus. Il reste des doutes, et ces doutes disparaissent lorsque les choses deviennent claires dans votre esprit, parce que vous avez éprouvé, ressenti. Le Karma c'est exactement pareil. Il faut vivre, ressentir pour comprendre enfin et avancer pleinement, en toute conscience. 

Le Karma est souvent soulevé comme étant injuste, de part l'inconscience des actes effectués dans la vie précédente. De ce fait, il serait anormal de se retrouver dans une autre position, celle qu'on perçoit à tort comme une punition sans but réel finalement, afin de répondre face à ces actes passés, peu importe leur nature. 
Hors, s'il y a inconscience durant le vécu matériel, cette prise de conscience est réelle, mais s'effectue, comme dit plus haut, lors de la vie spirituelle. Il ne faut pas oublier que nous sommes les deux, matérialité et spiritualité, et il est donc évident que ces deux phases de nos vies ont un rôle, et il est obligatoirement différent, sinon, à quoi bon ces deux étapes ? 
Le fait de ne pas se souvenir de façon consciente lors de la vie matérielle de ce qui est appris lors de la vie spirituelle, ne veut en aucun cas dire que ça n'a pas lieu et qu'il n'y a pas la moindre traces en vous, c'est aller un peu vite en besogne. C'est juste que consciemment, on ne s'en rappelle pas, bien que l'on puisse en avoir quelques notions et autres souvenirs perturbants. Mais votre inconscient joue un rôle majeur dans vos vies, il faut s'en souvenir. Il est la cause de tant de choses, pourquoi ne pourrait-il pas vous souffler vos compréhensions passées ? Cet inconscient, qui fait de vous quelqu'un d'autre. Ce gardien de vos apprentissages. Je pense que nous avons ces souvenirs inconscients, ces souvenirs de compréhensions effectuées qui influent sur nos "nouveaux nous". 

Le libre arbitre n'est pas non plus affecté. Vous restez libres. Vous avez le choix, pendant votre vie spirituelle, tout comme dans la matérielle. Vous avez le choix finalement, de prendre connaissance de votre tableau et en tirer un enseignement, ou vous en foutre et aller ennuyer quelques personnes juste pour le fun. Le fait que ça se passe, encore une fois, alors que vous n'êtes pas de chair n'empêche en rien cette vie de s'effectuer, ni le respect de votre libre arbitre. Le fait que vous ne vous en souveniez pas en tant qu'être de chair ne vous empêche pas de faire des choix, avec votre libre arbitre, en vous servant de votre cerveau. Vos choix seront fait en fonction de tout votre être, avec ce que ça implique : Vos vies passées, les compréhensions qui se seront imprimées dans votre âme. On ne vous oblige à rien, nulle part. 
Vous serez tentés, peut-être, de me répondre "oui mais si on choisit de s'en foutre on avance pas, c'est facile, on est puni, donc on a pas le choix".
Ce qui est surtout facile, c'est de penser qu'on peut être et faire tout et n'importe quoi et espérer que ça ne se répercute pas, qu'il n'y ait pas de conséquences, espérer gentiment passer au travers. Parce que dans le fond, la véritable essence de cette phrase c'est "je fais ce que je veux, mais l'assumer, pas question". Comme je disais plus haut : la facilité, ce fléau.
De plus, si, le choix existe. Dans le fait de faire un choix, il n'a jamais été question que ça doive se faire forcément entre un truc bien et un truc douloureux. Un choix est parfois fait entre la peste et le choléra. Parfois, un choix, ça arrache le coeur et pour mieux le vivre, pour mieux vivre celui qu'on a fait, on se dit qu'on ne l'avait pas. Mais c'est un doux mensonge. Ça n'empêche pas que vous l'avez ce choix, et l'avez fait, consciemment ou non. Qu'il soit en votre faveur ou votre défaveur, qu'il soit conscient ou non, ne lui retire pas ce qu'il est : Un choix. Il s'agit juste ici, de ne pas vouloir assumer ce choix, ne pas vouloir le reconnaître. Et ça, ça fait partie de ce qui est à apprendre, selon moi, au cours de nos différentes vies, dans tout ce qu'elles impliquent. 

Il faut vraiment que je l'écrive cet article sur la notion de choix, même si je ne vais pas me faire des ami(e)s, encore. 

Il est normal aussi que vous ne compreniez pas tout, c'est même notre cas à tous, de ne pas toujours tout comprendre, lors de nos vies spirituelles et matérielles. Ça explique d'ailleurs, toujours selon moi, le nombre impressionnant de vies que nous ayons à vivre. Pour le réaliser, il suffit de nous regarder, en tant qu'être de chair. Vous avez tous, je suppose, été confrontés à ces gens à qui vous expliquez qu'ils sont injustes, en long en large et en travers, à pied à cheval et en voiture, mais qui ne le comprennent pas. On dit qu'ils savent et s'en foutent. Certes, je suis d'accord avec ça, pour certains, car tous ne s'en foutent pas, mais vivent parfois des choses qui les empêchent de comprendre pleinement. Seulement pour moi, le savoir et s'en foutre, ou le savoir tout court, ça ne s'appelle pas comprendre. Savoir n'est pas comprendre, il ne faut pas confondre.
La compréhension implique de percevoir chaque mécanismes d'un acte / situation / théorie, de tout ce que vous voulez. Et si vous comprenez, vous comprenez donc l'essence même des choses, de ce que ça implique en totalité. Comment dire qu'il y a compréhension, lorsque la personne persiste dans une voie qui mène à sa perte, volontairement ou non ? La personne donc sait et s'en fout (ou pas), ce qui veut dire qu'elle ne fait que savoir, mais ça ne fait pas d'elle quelqu'un qui a compris. Au contraire, même. Lorsque nous comprenons que quelques chose nous dessert, nous cessons notre parcours en ce sens. Bien que ça ne signifie pas forcément qu'il y ait compréhension totale, elle est parfois partielle, entamée, il faut bien un début. Ça demande parfois beaucoup de temps, une compréhension totale sur un point. 
Pour illustrer ma pensée, concernant les spiritualités qu'il est possible de croiser : Adolf était vachement bas au niveau du nombre de vie effectuées, voyez. Une spiritualité comme celle là, on imagine sans mal qu'il n'a pas fini de ramer. A l'inverse, un être comme Socrate est davantage prêt du but. Une vie, une attitude, témoigne clairement de l'évolution spirituelle de l'être que l'on croise. 
Lorsqu'on voit à quel point une simple petite compréhension peut être difficile, voire impossible au départ en tout cas, au court d'une seule vie, imaginez ce que ça donne quand tout est à faire. Le temps que ça prend, finalement, de tout comprendre. C'est immensément long. Je ne sais pas combien de vies nous avons à vivre, mais à mon humble avis, il y en a vraiment beaucoup, au total. 

Au final... Tout dépend de nous. Personne ne nous puni, nous faisons que nous freiner nous même, ou avancer nous même. C'est notre parcours, tout simplement. A vélo, dans les montagnes.
Est-ce que nous allons regarder ce tableau, le lire, y accorder vraiment de l'intérêt ? Est-ce que vous allons comprendre, comment nous allons interpréter, comment nous allons agir en fonction de ces compréhensions, ou ce que nous prendrons comme telles ? Qu'est-ce que nous allons écrire sur ce tableau, dans cette vie ? 

Le Karma n'est pas une punition. Pour moi, il est un cadeau. Un cadeau difficile, certes. Un cadeau spécial, dirons-nous. Ça peut surprendre, mais j'ai choisi de le voir comme tel. C'est comme si on me disait : Tu as encore une autre chance. Tu as encore la possibilité de t'améliorer. Tu peux changer qui tu es. Tu as le droit de choisir d'être quelqu'un d'autre. Tu as le droit de choisir d'être une meilleure version de toi.
Mais il faut travailler. On a rien sans rien, jamais, nulle part. La facilité finalement, sur le long terme, n'apporte rien si ce n'est de l'illusion d'un bonheur seulement apparent, et surtout, profondément mensonger, si on s'attarde à la vraie définition du bonheur, en tout cas, la définition que j'en ai. La définition du bonheur, pour moi implique la vérité et la sincérité, l'entièreté dans toute la vie. Dans les sentiments, dans les relations, privées ou professionnelles et envers soi. L'illusion ne peut pas mener au bonheur. Il ne sera qu'un bonheur illusoire, et de courte durée. Source de bien des douleurs. 
Je dirais même presque que finalement, les choses sont conçues pour que vous ne puissiez être, au bout du chemin, que la meilleure version de vous. Nous sommes peut être conçus pour ne pas être médiocres, au final. 

De notre vivant, nous avons aussi la possibilité, bien évidemment, de modifier notre tableau, en vue de la prochaine vie. J'ai choisi de faire de mon mieux. Et je me fais souvent du mal pour ça. Je coupe les ponts avec des personnes, fait des choix douloureux, mets des mouchoirs sur mes émotions et sentiments divers. J'essaie d'être là pour ceux que j'aime, de combattre mes travers, et nom de Dieu, j'en ai ! J'essaie de faire de ma carrière quelque chose d'utile, et pas que pour moi. Parce que je ne suis pas toute seule. J'essaie d'être libre et de pousser les autres à l'être. La liberté du corps, de l'esprit, de l'âme au bout du compte. J'essaie de bousculer, et je vois bien que je rencontre de la réticence.... Mais c'est mon chemin et j'essaie de faire de mon mieux, tout le temps, malgré les erreurs, compréhensions que j'essaies de faire, malgré... Tout.

Parce que je dois écrire sur mon tableau. Tous les jours.... Et vous ? Vous voulez écrire quoi, sur votre tableau ? 

citrouille14