Si j’ai, à plusieurs reprises évoqué ce sujet, je souhaite néanmoins en parler de façon plus entière, dans un seul article, qui n’est encore une fois, qu’une théorie que je souhaite partager. Il n’est jamais question, sur ce blog, d’imposer quoi que ce soit, et encore moins de mettre au rang de vérité ce qui n’est que théorie et croyance.

L’évolution spirituelle, lorsqu’il en est question au cœur de diverses conversations ou articles de blog fleurissant sur la toile, il est, à mon grand désespoir, souvent question d’égo. Je ne peux pas m’empêcher de reconnaitre mon exaspération face aux discours New Ageux, expliquant que lorsqu’on parle d’évolution, il ne s’agit en réalité que d’égo.

L’égo. Cette part de nous, cette chose faisant partie, de façon indiscutable, de notre triste condition humaine, qui nous impose bien des difficultés. Je lis sans cesse qu’il faut lutter contre son égo, qu’il faut lutter contre la matérialité, et même s’en détacher totalement, afin de favoriser la spiritualité. A mon sens…. Bien ça n’a justement aucun sens. C’est même extrêmement mauvais.
L’être humain est un tout, et ce tout compte, doit être pris en compte, mais ne doit certainement pas être rejeté. Nous sommes à la fois matérialité et spiritualité. Rejeter l’un ou l’autre ne fait que provoquer un déséquilibre qui ne peut engendrer rien d’autre qu’un mal être difficile à régler, à moins de rétablir cet équilibre, ce qui implique de s’accepter.
Si nous vivons cette période au cours de laquelle nous sommes chair, sang et os, avec tous les travers que ça engendre, c’est que nous devons la vivre et apprendre d’elle. La rejeter, rejeter certaines parties de cette matérialité juste parce qu’elles nous semblent peu nobles ou trop difficiles à affronter, ne me semble pas judicieux. Il s’agit à mes yeux d’une incompréhension de cette phase. Notre matérialité doit être vécue car elle fait partie intégrante de notre évolution, elle est une condition de notre parcours. Nous apprendrons différemment et d’autres choses lorsque nous passerons à la phase spirituelle, après notre mort, ou là encore, il ne faudra rien rejeter, mais apprendre, comprendre et appliquer.
Lorsque vous observez bien les choses, les deux phases se côtoient indiscutablement. La spiritualité est présente dans notre matérialité, et notre matérialité aura de l’importance lors de notre vie spirituelle, désincarnée. Ça prouve bien, selon moi, que les deux doivent être prises en compte et ne certainement pas être rejetées.
Ça inclus de vivre sa sexualité et non d’en priver des humains comme c’est le cas dans certaines religions, ce qui conduit immanquablement à bien des déviances, de faire face à son égo afin de surtout l’équilibrer, bref, de tout simplement accepter sa nature d’être incarné et de travailler dessus au lieu de la fuir et même de la diaboliser.
Car non contents de la diaboliser pour eux même et de provoquer chez eux un déséquilibre certain, les gens véhiculant ce types de discours qu’est de repousser la matérialité, ou de parler sans cesse d’égo démesuré sans que ça n’est véritablement de sens au final, entrainent également les autres, et si d’ordinaire je suis plutôt respectueuse des diverses croyances et opinions, dans ce cas précis, on porte atteinte à l’évolution des autres à grand coup de culpabilisation, d’humiliation et de pseudo morale, et ça, ça me pose un grave problème.

Mais ça…. C’est justement l’évolution. Les gens véhiculant ce discours, et qui penseront de toute évidence que j’ai un égo démesuré, agissent de la sorte parce que leur évolution ne leur permet justement pas encore de percevoir les choses autrement. La compréhension peut se faire ici présent pour certains, mais ne peut pas se faire pour d’autres. Nous avons des stades, des paliers peut-être si je puis dire, et les compréhensions ne nous sont accessibles qu’en fonction des stades atteints.
Comme je l’ai expliqué dans mon article consacré à la place de la médiumnité dans notre société, l’évolution spirituelle n’est pas une course, une compétition. Rien ne l’est véritablement d’ailleurs, c’est en réalité une notion typiquement humaine. La compétition est une chose, à mon sens épouvantable, qui favorise un déséquilibre grave de l’égo justement dans un sens comme dans l’autre, que ce soit dans la démesure ou la grave mésestime de soi.  

A mes yeux, l’évolution spirituelle est, pour imager, un parcours à vélo, au sein des montagnes. Des vélos différents en fonction de l’entretien de celui qui le monte (donc de ses connaissances, etc), des parcours plein de difficultés qu’il faut tout de même franchir. Certains avancent moins vite que d’autres. Non pas parce qu’ils sont plus lents, mais parce que leur parcours à commencé plus tard. Les différences d’évolutions spirituelles ne sont à mon sens pas de la lenteur, mais le simple fait du nombre de vies, et donc d’une arrivée en tant qu’être qui diffère. Nous ne sommes, en clair, pas tous nés en même temps, au départ. C’est ce qui explique, à mon sens, que certains aient moins de vies derrière eux que d’autres et ça explique ces niveaux d’évolutions différentes. En tout cas, c’est ce que je crois, mais ma réflexion sur le sujet promet d’être encore bien longue.
Je pense qu’il est facile de percevoir que mon discours n’a rien de celui d’une personne qui a un égo démesuré. Je place au contraire, dans ma réflexion, tout le monde sur un pied d’égalité. Pas de course, pas de moins bien ou de meilleur, et encore moins de gagnant et de perdant. Un simple parcours, et j’ose espérer, même si je prends le risque d’avoir l’air d’une gentille utopiste, que nous arriverons tous au bout.  Même si, vu l’état de notre monde et même étant donné le fonctionnement des choses, je doute que nous arrivions tous heureux à la fin, formant une heureuse communauté. Pas assez optimiste tout de même, pour envisager une sorte de paradis terrestre rempli d’humains évolués. Ça ne me paraitrait même pas logique, dans la mesure où des tas d’humains arrivent les uns derrière les autres, ce fonctionnement ne peut donc pas être stoppé. Les heurts dus à l’évolution servent à l’évolution…. Partant de cette logique : Adieu joli paradis.

Le fait de penser que j’ai un égo démesuré, moi ou d’autres étant en accord avec ce que je peux véhiculer, de façon réelle j’entends et non en répétant mon discours pour faire bien parce qu’on ne travaille pas, est un signe de différence du niveau d’évolution.

Lorsqu’une personne tient un discours, elle va se retrouver avec des gens qui ne vont pas comprendre. Outre le fait de ne pas forcément saisir parce que nous nous exprimons peut être mal sur le moment, il s’agit surtout de ne pas en comprendre le sens profond. Laissez-moi donc vous donner un exemple pour étayer. Je vais prendre quelqu’un qui, en toute sincérité me fait sortir de mes pompes, mais il reste ma foi un exemple parfait sur un point qui me touche profondément : Emmanuel Macron et la protection animale.

Emmanuel Macron est un pro chasse et un pro corrida. Nous allons volontiers passer sur le fait que je voudrais bien lui péter le nez, parce que mon évolution spirituelle n’empêche pas que je ne suis clairement pas arrivée au bout de mon parcours (oui j'ai encore des trucs à régler), elle n’empêche pas ma lassitude ni le fait d’être parfois en colère parce que je reste matérialité en plus de ma spiritualité, pour en venir au principal : Ce n’est pas qu’il n’entend pas, c’est qu’il ne comprend pas. Au sens profond du terme.
Les discours qui lui sont adressés sont exprimés plus ou moins judicieusement, mais là n’est pas vraiment, je dirais, dans son cas en tout cas, le plus important. Prononcé de façon judicieuse ou non, ça ne passe pas, de toute évidence. Si le discours des protecteurs des animaux ne passent pas, ça n’est pas forcément le ton qui pose problème, c’est le discours en lui-même, parce qu’il n’a pas l’évolution spirituelle suffisante pour le comprendre. Il en est au stade où il est égoïste et où seul son petit intérêt compte, et ça, c’est le signe d’une évolution spirituelle qui n’est tout de même pas très avancée, pour le moment.
Que vous criez ou que vous soyez doux, et même s’il est préférable, le plus souvent, ne serait-ce que pour votre santé mentale de ne pas hurler sans arrêt, si la maturité spirituelle n’est pas là, rien ne passera.
Il faut, encore une fois, bien comprendre que dans l’immédiat, il n’est qu’un petit égoïste, pensant à son plaisir et ses intérêts et ceux de gens comme lui. Vous pouvez lui jeter des tartes à la crème ou lui envoyer des fleurs, ça ne passera pas, parce qu’il n’en est pas là, il n’en est pas au stade où il peut comprendre. Si la spiritualité ou les avancées quelconques dépendaient du ton employé lorsque nous parlons, bien ma foi nous n’en serions pas là. Ce qui démontre selon moi, que le souci est donc bien le discours et ce qu’il implique, et non la façon dont il est prononcé.
Vous pouvez me dire « Oui mais quand on parle gentiment ça passe mieux». Oui, de toute évidence, ça passe toujours mieux c’est vrai, personne n’aime qu’on lui hurle dessus. Mais c’est aussi et surtout parce que la personne en est au stade où elle peut comprendre ce que vous lui dites, et où elle comprend donc l’importance de cesser d’être si égoïste. Parce que c’est ça, le point central : Il faut comprendre son égoïsme et l’intérêt de faire passer le bien être des autres avant ou avec le sien, ce qui implique efforts et sacrifices. Et il faut tout simplement être assez évolué pour en être capable. Et Emmanuel Macron n’en est de toute évidence pas là. Il en est au stade où en sont bon nombre de personnes : Il est, pour le moment, carrément inutile de lui parler, ça n’est qu’une perte de temps.
Car il ne faut pas oublier que des gens comprennent aussi quand on crie, que crier est parfois nécessaire pour provoquer la compréhension qui ne vient pas toujours avec la douceur, c’est à ne pas négliger. Personnellement, je parle donc avec douceur et je crie également. C’est en fonction de la nécessité.

L’évolution spirituelle est la clé de tout, selon moi.

L’évolution spirituelle des uns et des autres est facilement observable. Une personne qui va dénigrer pour briller, qui va utiliser crassement pour sa réussite, être égoïste à outrance, qui va accorder une place démesurée à l’argent, toutes ces choses sont le signe d’une évolution spirituelle qui n’est pas élevée. Une évolution spirituelle plus avancée permet de comprendre le déséquilibre d’une telle vision des choses et de tels comportements.
Le fait de voir de l’égo démesuré partout dès qu’il s’agit du fait qu’une personne parle d’elle en des termes avantageux, est aussi le signe d’une évolution spirituelle moindre, parce que son élévation permet au contraire de faire la différence entre l’égo démesuré et la conscience (comme je l’explique ici), la vision objective de ce que nous sommes. Il n’est en rien prétentieux en réalité de se voir de façon positive, même à son sujet. Ne pas s’aimer, se dévaloriser est plus le signe d’un malaise, d’un déséquilibre émotionnel qu’autre chose, ça n’est en rien de l’humilité. C’est aussi justement parfois le signe d’un égo problématique, puisque la personne qui, sous prétexte qu’elle ne se voit pas comme étant méritante ou capable, qu’au lieu de l’admettre et de travailler sur elle-même, elle va, de bon cœur, tirer tout le monde vers le bas en prenant le soin de se survaloriser au passage. Et nous nous retrouvons avec des discours qui consistent à vous parler d’égo démesuré sans cesse, encourageant à lutter contre celui-ci, contre la matérialité.

L’égo, contrairement à ce qui est très souvent véhiculé volontiers, essentiellement en spiritualité et de façon gigantesque dans la communauté ésotérique, n’est en rien un problème.
La définition de l’égo parle d’elle-même : Il s’agit du moi, de la conscience que nous avons de nous-mêmes. L’égo par définition n’est donc en rien un problème, ce qui est un problème c’est son déséquilibre, qui malheureusement est véhiculé le plus souvent, comme une sagesse, au travers de phrases comme « il faut lutter contre votre égo ». Il ne faut en réalité pas lutter contre votre conscience de vous-même, il faut qu’elle soit équilibrée, nuance. En spiritualité, l’égo n’empêche en aucun cas une profondeur et une sagesse, bien au contraire, s’il est équilibré ça ne peut être que bénéfique, il est donc très important de travailler sur la conscience que vous avez de vous-même, avec objectivité, afin que votre égo ne soit justement pas un problème. Il fait partie de notre condition d’humain, il ne faut donc pas le rejeter, car comme dit plus haut, la matérialité doit être vécue, sinon… Nous ne serions pas là.

Lorsque quelqu’un dit qu’il existe des différences d’évolution, comme je le fais présentement, il se heurte à des « pour qui il se prend ». Pour répondre, je vais vous dire pour quoi je me prends.
Pour quelqu’un qui a une évolution, plus avancée que d’autres, et aussi moins avancée que d’autres. J’ai mon parcours. Il n’y a pas d’égo là-dedans, ceux qui me voient comme ça n’ont rien compris et je ne me battrai pas avec eux. Je veux juste avancer, et aider les autres à le faire, tout comme on m’aide à le faire aussi. Je suis tellement loin du bout. Si ça se trouve, j’ai encore des centaines et des centaines de vies à faire. C’est même très certainement le cas. Personnellement, ma vision de moi même est celle-ci :

L'évolution spirituelle - Blog ésotérique Samhain Sabbath

L’évolution est quelque chose de tellement long. Il est facile de s’en apercevoir, lorsque vous voyez parfois le temps que prend une chose pour être assimilée, que parfois une vie entière ne permet pas de comprendre une seule chose. Parce que le niveau d’évolution, son avancée, compte toujours et pour tout. Et au début, des vies entières n’apportent rien. Si des vies entières se font sans être porteuses… Ça nous donne une belle idée je pense, du nombre important de vie à vivre pour avancer.

Je pense avoir dit bon nombre de choses. J’en ai encore plein à dire sur le sujet, mais je vais m’arrêter pour cet article-là, il est déjà bien long ! N’hésitez pas à commenter sur le blog pour qu’on puisse en discuter, ça me fera plaisir.

citrouille14